Prescription pénale et obstacle insurmontable à l’exercice des poursuites

Catherine Bauer-Violas
Le vendredi 16 janvier 2026, l’Assemblée plénière de la Cour de cassation a prononcé publiquement sa décision sur la prescription du crime de meurtre.
Maintenant sa jurisprudence restrictive, elle a considéré que la dissimulation du corps de la victime d’un meurtre ne constitue un obstacle insurmontable à l’exercice des poursuites au sens de l’article 9-3 du Code de procédure pénale que si elle s’accompagne de circonstances rendant impossible toute suspicion de l’existence d’une infraction.
Très attendue par la famille de la victime, cette décision est une immense déception pour elle, dans la mesure où l’auteur des faits a avoué le meurtre et indiqué l’emplacement du corps en 2022.
Nous reviendrons en détail sur la motivation de l’arrêt dans un prochain commentaire.
Droit pénal
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